Les placements sans risque ne rapportent plus ! Vers quelles solutions se tourner? Deux classes d'actifs répondent à cette appétence pour le rendement : le private equity et l'immobilier !

L’épargne sans risque ne rapporte plus et l’espoir de voir les taux d’intérêt remonter et avec eux, la performance des placements sans risque grimper, s’est une nouvelle fois envolé. Non seulement la banque centrale américaine, la Fed, a arrêté le mouvement de hausse entamé en 2018 mais elle a annoncé une baisse de son taux directeur pour soutenir la croissance américaine. Dans son sillage, la banque centrale européenne envisage, elle aussi, de nouvelles mesures et notamment de nouvelles injections de liquidités. Résultat, les taux à court terme sont redevenus négatifs.

Les taux des livrets en berne !

Cette situation n’est pas sans conséquence pour les épargnants. Tous les placements assis sur des obligations ne rapportent plus rien. C’est vrai aussi pour les placements réglementés. Les taux des livrets A comme des livrets de développement durable et solidaire (LDDS) ont été abaissés à 0,75% soit un rendement inférieur à l’inflation (1,8% attendu cette année). C’est encore plus vrai pour les livrets bancaires, les fameux super-livrets, dont les intérêts sont fiscalisés. Leur performance brute s’échelonne entre 0,2 et 0,8% selon les établissements. Les taux boostés  sur deux mois ne suffisent plus à compenser le manque à gagner. C’est vrai aussi des fonds en euros, placement préféré des Français en assurance-vie, dont le rendement moyen brut (avant les 17,2% des prélèvements sociaux) a été l’an dernier de 1,6%. Et cette situation devrait perdurer au moins jusqu’à fin 2020.

En investissant sur ce type de placements, les épargnants perdent de l’argent en termes de pouvoir d’achat. Et pourtant, les Français continuent d’investir massivement sur les placements sans risque. L’an dernier, les sommes déposées sur les placements réglementés ont encore augmenté de 2,5% selon les dernières données publiées par la Banque de France. Et le stock est plus que conséquent. Ces placements réglementés (livrets A ou de développement durable et solidaire) totalisent plus de 750 milliards d’euros, soit 15% du patrimoine financier des ménages. A cela s’ajoutent les sommes qui dorment sur les comptes courants (38 milliards d’euros) et les montants investis en assurance-vie (1 400 milliards d’euros). A elle seule, la collecte, nette des retraits, en assurance-vie a progressé de 22 milliards d’euros en 2018, toujours selon la Banque de France.

Solution 1 :  investir en immobilier selon certaines modalités

Cette mauvaise conjoncture pour les épargnants n’est pourtant pas une fatalité. D’autres placements permettent de sauvegarder son épargne, voire d’augmenter son patrimoine sans grande prise de risque. C’est le cas tout d’abord de l’immobilier. Non seulement le prix de la pierre continue d’augmenter, en particulier à Paris et dans les grandes métropoles régionales mais l’achat d’un logement à crédit permet de profiter de taux de crédit qui n’ont jamais été aussi faibles. On emprunte sur quinze ans à moins de 1,5%. Le développement d’une offre de logements – comme ceux proposés par Inter Invest- où l’investisseur n’achète que la nue-propriété, permet de surcroît d’augmenter la perspective de plus-value à la revente ou le rendement futur une fois que l’investisseur a récupéré l’usufruit du bien. Sans souci de gestion et sans impôt sur le revenu ni impôt sur la fortune immobilière pour le nu-propriétaire.

Solution 2 : se lancer dans le private equity 

Le non coté continue aussi de délivrer des rendements qui ont l’an dernier frôlé les 10% (9,9%) selon la dernière étude de France Invest et du cabinet EY. La performance atteint même 11,2% par an sur quinze ans. « Année après année, le capital investissement français se place au premier rang en termes de performance devant toutes les autres classes d’actifs de long terme » soulignait Dominique Gaillard, président de France Invest en annonçant ces chiffres. Il existe de nombreuses façons d’investir en capital investissement : selon la zone géographique ou l’avantage fiscal qu’il procure par exemple. A noter qu’un FIP investi dans des sociétés ultra-marines, tel que le FIP Outre-mer Inter Invest n°2, permet d’accéder à cette classe d’actifs performante tout en réduisant de son impôt sur le revenu 38% des sommes investies.

Si ces deux placements sont plus rentables , ils sont néanmoins égalementmoins liquides et, pour les produits de private equity, plus risqués. Pour pallier ce réel inconvénient qui en effraie beaucoup, la solution réside dans la diversification de son patrimoine. Les Français ont besoin d’une épargne de précaution liquide pour parer aux coups durs ou aux dépenses imprévues, mais dans une proportion que les experts chiffrent entre 15 et 20% de leur patrimoine. Au delà, c’est se priver de rendements plus élevés. D’autant que des placements peuvent devenir liquides quasi instantanément : c’est le cas de l’assurance-vie avec même une faculté d’obtenir des avances, des actions… Investir enfin dans le non coté un peu chaque année permet également d’étaler dans le temps les périodes de remboursement. Tout est une question de proportion et cette dernière varie selon l’âge de l’épargnant, sa situation familiale et la composition de son patrimoine.

 

Jean-Baptiste de PASCAL

Jean-Baptiste de PASCAL

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