Le « private equity », l’autre nom qui désigne l’investissement dans des titres non cotés, fait des émules. En 2018 et pour la deuxième année consécutive, le montant des capitaux collectés a atteint en Europe près de 100 milliards d’euros. Et la France n’est pas en reste.

Avec 36 milliards d’euros levés, soit une progression de près de 50% par rapport à 2017, elle se rapproche du Royaume Uni, le leader de la zone. Elle est même devenue le numéro un européen en nombre d’entreprises accompagnées (2 200) et en diversification géographique : plus de 20% des sommes collectées ont été investis dans des entreprises situées hors de l’Hexagone.

Cette forte progression est une bonne nouvelle pour les épargnants. Pour au moins six raisons.

Tout d’abord l’univers d’investissement s’accroît. Le non coté séduit de plus en plus de chefs d’entreprises qui se détournent de la bourse, jugée trop versatile, trop soumise à des fluctuations non maîtrisables (transactions à haute fréquence, fonds spéculatifs…) et dont les variations de cours reflètent de moins en moins le parcours d’une société…. C’est une des explications avancées à la chute du nombre d'introductions en bourse en Europe au premier trimestre 2019. La baisse est de 51% et même de 98% en valeur par rapport à la même période de 2018 selon une étude du cabinet de conseil EY. Autre chiffre très significatif qui reflète cette tendance de fond : il y a vingt ans, il y avait plus de 8.000 sociétés cotées aux Etats-Unis, elles ne sont plus aujourd’hui que 3.800 !

La demande pour le non coté progresse également. De la part d’investisseurs institutionnels, mais aussi d’épargnants particuliers qui veulent eux aussi se soustraire à la volatilité des marchés ou/et diversifier leurs actifs. Le non coté a fait par exemple son apparition dans les contrats d’assurance-vie au même titre que l’immobilier. De nouvelles offres d’unités de compte, plus accessibles en termes de montant, se développent. L’épargnant peut investir par exemple dans un FCPR (Fonds Commun de Placement à risque) et l’investisseur averti dans un Fonds Professionnel de Capital Investissement (FPCI).

Fort de vingt-huit ans de savoir-faire, le Groupe Inter Invest participe à cette démocratisation du non coté au travers, notamment, de sa filiale Inter Invest Capital. Sa gamme de produits va du club deal, en passant par des FPCI, jusqu’aux fonds d’investissement de proximité (FIP). Ces derniers offrent de surcroît une réduction à l’impôt sur le revenu (38% du montant investi).  

Or plus le marché croît et se diversifie, moins le problème de la liquidité du marché qui était l’handicap premier qui retenait beaucoup d’épargnants de franchir le pas, est prégnant.

L’investissement non coté répond également davantage au souhait des entreprises, mais aussi des épargnants de réaliser un placement qui ait du sens et qui soit socialement « responsable ». La loi Pacte permet désormais aux fonds d’investissement d’associer les salariés de l’entreprise dont ils revendent les titres, à la plus-value lors de cette revente.

Mais surtout le non coté séduit par ses performances. Le rendement moyen annuel servi par le capital investissement sur 15 ans est de 10,8% par an (derniers chiffres connus arrêtés à fin 2017). Un rendement nettement supérieur à la plupart des autres classes d’actifs. Sur la même période, les actions cotées n’ont progressé que de 7,10% par an (dividendes réinvestis). Rappelons tout de même que ce type d’investissement comporte des risques et qu’avant toute souscription, l’investisseur est invité à se référer à l’ensemble de la documentation légale.

Enfin le non coté devient un bon moyen pour diversifier les risques dans un environnement très volatil comme celui que nous connaissons : en 2018, 98% des actifs cotés ont généré des pertes contre 6% en 2017. Il constitue aussi une alternative aux obligations dans un contexte de taux de nouveau orienté à la baisse.

Le non coté apparaît donc comme une classe d’actifs à part entière à laquelle les gérants recommandent de consacrer entre 10 et 15% d’un patrimoine financier. Les investisseurs institutionnels y allouent désormais 31% de leurs actifs. 

Jean-Baptiste de PASCAL

Jean-Baptiste de PASCAL

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