Afin d’encourager l’investissement de l’épargne des français vers des PME non-cotées françaises, l’Etat a mis en place des dispositifs de réduction d’impôt, tels que les FIP/FCPI ou les SOFICA. Ces solutions, décorrélées des marchés financiers, permettent de diversifier son patrimoine. Quelle solution choisir ?

Qu’est-ce qu’un FIP/FCPI ?

Les FIP (Fonds d’Investissement de Proximité) investissent dans des sociétés régionales. L’objectif est de participer à la croissance économique locale. Leur actif est composé au minimum de 70 % PME françaises non cotées, issues d’au maximum 4 régions limitrophes.

La réduction d’impôt est de 18% pour les FIP métropolitains et de 38% pour les FIP Corse et Outre-mer. Vous pouvez investir jusque 12 000€ pour une personne seule, divorcée ou veuve et jusqu’à 24 000€ pour un couple marié/pacsé, par an.

Les FCPI (Fonds Commun de Placement dans l’Innovation) s’engagent à investir au minimum 70% de leur actif dans des PME européennes innovantes. L’entreprise doit justifier du caractère innovant de ses produits ou procédés et doit consacrer une partie de ses charges en dépenses de Recherche et Développement. Vous bénéficiez d’une réduction d’impôt de 18% des sommes investies, dans la limite annuelle de 12 000€ d’investissement pour une personne seule, divorcée ou veuve et de 24 000€ pour un couple marié/pacsé.

Pour les FIP et FCPI, afin de mutualiser le risque, les gestionnaires investissent dans une dizaine de sociétés, dans différents secteurs, avec des supports en actions et en obligations. Ces solutions de réduction d’impôt entrent dans le plafonnement des niches fiscales de 10 000€. Il est nécessaire de conserver ses parts pendant au moins 5 années (cela peut aller jusque 10 ans). Vous bénéficiez d’une exonération d’impôt sur la plus-value réalisée, cependant, les cotisations sociales sont à payer. Attention, ces investissements comprennent un risque de perte en capital (total ou partiel) et ne sont pas liquides : vous devez attendre la clôture du fond pour récupérer votre capital.

Qu’est-ce qu’un SOFICA ?

Les SOFICA (sociétés de financement de l'industrie cinématographique et de l'audiovisuel) contribuent au financement de productions cinématographiques et audiovisuelles. L’objectif des gestionnaires est de préserver le capital investi, contrairement au FIP/FPCI qui cherchent à faire fructifier les sommes. C’est pour cela que la performance espérée des SOFICA est faible.

Afin de limiter les risques de ce dispositif, une partie des investissements sont sécurisés par le biais de l’adossement, qui consiste à souscrire des droits d'exploitation auprès des sociétés de production, avec garantie de rachat à une échéance donnée. L’adossement est limité à 50% des investissements.

Les sommes investies ouvrent droit à une réduction d'impôt de 30% à 48%, dans la double limite de 18 000€ d'investissement et de 25% du revenu net global du foyer fiscal. Les SOFICA bénéficient d’un plafond de niches fiscales supplémentaire de 8 000€, qui vient s’ajouter au plafond classique de 10 000€. La plus-value à la sortie est soumise à l’impôt sur le revenu et aux cotisations sociales.

Tout comme les FIP et FCPI, les investissements sont bloqués pendant 6 à 10 ans, avec un risque de perte en capital. L’historique des performances des SOFICA est décevant, avec peu de sorties positives. L’intérêt repose essentiellement sur l’avantage fiscal important.

Les FIP/FCPI et les SOFICA restent des outils de diversification, il est conseillé d’investir au maximum 10% de son patrimoine dans ces solutions. Ces investissements ont des durées de blocages longues et un risque de perte en capital.  Il est recommandé d’étudier les performances des sociétés de gestion avant d’investir dans ce type de dispositif. Les FIP et FPCI sont potentiellement plus rémunérateurs que les SOFICA même si la réduction d’impôt est moins élevée.

 

Hélène BARRE

-

Articles relatifs

Vous souhaitez
réduire votre
impôt ?

Je lance la simulation

Restez toujours informé

Inscrivez-vous à notre newsletter